Image l'Horloge des Hermes
Facile

l'Horloge des Hermes

L'Argentière-la-Bessée 05120
-TEMPS DE MARCHE
-DÉNIVELÉ
-DISTANCE
-ALTITUDE MAX

Description

Le cadran solaire rappelait aux paysans le cours du temps et rythmait les journées. Au siècle de l’industrie l’horloge prit sa place. Bâtie sur une éminence stérile (hermes en langue d’oc) elle fut élevée en 1922, surplombant l’entrée de l’usine. Juste sous l’horloge qui domine l’Argentière. Des voies courtes et bien équipées. Les itinéraires sont plus courts que dans le secteur voisin des Collets. Le pieds des voies est plus étroit aussi mais il convient tout de même au plus jeunes en prenant quelques précautions. Situé sur la même barre rocheuse que le site des Collets, les voies de l’Horloge sont plus courtes et plus raides. Là encore, un accès facile et des cotations modestes en fond un rendez-vous familiale. L’escalade y est technique, plus variée qu’au collets. Juste au-dessus, l’horloge restaurée dans le milieu des années 2010, témoigne du passé industriel de la ville. Grace à ses quatre cadrans, l’heure est consultable depuis toute les orientations et permettait aux ouvriers des usines de connaitre l’œil en un coup d’œil. Après des années de silence, elle résonne de nouveau à chaque heure de la journée suite à une restauration. On peut la rejoindre par une via ferrât très courte, mais très raide, située entre les deux secteurs du site d’escalade. Cotations : 4a au 6a : - Accident de poussette : 5b - Basics instinct : 5c - Le bout de la piste : 5c - Putain de bloc : 4c De section carrée aux murs légèrement en fruit, l’édifice se termine par un petit campanile en charpente couvert d’une flèche polygonale. Ses quatre faces portent un cadran d’horloge. A la fin du XIXème siècle, sous l’impulsion de l’entrepreneur de travaux public Gilbert Planche, naquirent les premiers grands projets de transformation de l’énergie produite par la captation et la conduite forcée des eaux en électricité appliquée à l’industrie métallurgique. Originaire de la vallée de la Maurienne, la famille Planche participa au creusement des premiers tunnels ferroviaires alpins, à la construction des premiers barrages hydroélectriques. Il est dit qu’elle "avait l’art de rassembler les terrains et les droits de riveraineté pour les revendre aux fabricants d’aluminium avec l’obligation implicite ou explicite pour ces derniers de les choisir pour les chantiers qui en résulteraient" (in histoire générale de l’électricité en France). Ce fut le cas sur le site de l’Argentière où Gilbert Planche acquit en 1906 des communes de l’Argentière, Vallouise, les Vigneaux et Saint-Martin de Queyrières, l’ensemble des droits sur les cours d’eau du Gyr, de l’Onde et de la Durance, ainsi que l’autorisation d’occuper les terrains communaux à la Bessée afin d’y établir une usine hydroélectrique. Celle-ci allait alimenter l’industrie électrométallurgique et chimique dont l’usine, construite pour la société électrométallurgique française (SEMF), inaugurée le 4 décembre 1909, permettra de produire à moindre coût l’aluminium auparavant importé d’Allemagne. La centrale de l’Argentière fut l’une des plus importantes de l’époque. Détruite en partie en 1944, elle est remise en état grâce aux dommages de guerre et fonctionne à nouveau à plein régime en 1949. Elle a été transférée à EDF en application de la loi de nationalisation du 8 avril 1946. Elle est abandonnée en 1973 et remplacée par une nouvelle centrale construite sur la rive gauche de la Durance qui dépend aujourd’hui de l’unité de production Méditerranée d’EDF. La commune de l’Argentière et EDF vont mettre en place un circuit d’interprétation du patrimoine hydroélectrique dont la présence est très prégnante tout au long du cours de la Durance.


Infos pratiques

Parking a 2 min de l'horloge devant une maison ou bien dans le centre de l'Argentière La Bessée


Galerie

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